Dans une dynamique de coopération inter institutionnelle, l’Autorité de Régulation de la Commande Publique (ARCOP) a reçu le mardi 24 juin 2025, une délégation de l’Office des Forages Ruraux (OFOR), dirigée par son Directeur général, M. Serigne Mbacké DIENG. Cette visite est une illustration de la nouvelle dynamique de l’ARCOP consistant à mieux remplir son rôle d’appui technique et d’accompagnement aux Administrations dans la réalisation de leurs projets d’envergure.
L’objet principal de cette rencontre portait sur l’optimisation des montages contractuels liés à l’accès à l’eau dans les zones rurales. Le Directeur général de l’ARCOP, Dr Moustapha DJITTÉ, a rappelé l’importance de cette mission : « L’eau est la ressource essentielle à la vie. Il est de notre devoir d’appuyer les structures comme l’OFOR pour garantir un accès sécurisé, durable et équitable à cette ressource, en veillant à la qualité des procédures contractuelles ».

Des conseils pratiques ont été partagés afin de renforcer l’efficacité dans la mise en œuvre des projets hydrauliques, tout en mettant l’accent sur l’anticipation comme gage de réussite au service des populations sénégalaises. Le Directeur général de l’ARCOP a salué la posture de son collègue de l’OFOR, qui a su reconnaître la nécessité, pour tout gestionnaire public, de s’entourer de garanties juridiques solides, notamment en sollicitant les expertises des administrations spécialisées dans les contrats et procédures.
La réunion a aussi abordé plusieurs points cruciaux pour l’accès à l’eau potable en zone rurale, identifié comme une priorité nationale. Des solutions concrètes ont été proposées face aux contraintes opérationnelles soulevées par l’OFOR. Le schéma contractuel discuté a été clarifié et sécurisé, avec pour objectif d’assurer des conditions optimales de contractualisation, dans le respect de l’intérêt général et au bénéfice direct des populations.

Par ailleurs, les discussions ont permis d’aborder d’autres problématiques majeures, telles que l’extension du contrat couvrant la zone de Fatick ; les difficultés rencontrées sur d’autres projets similaires ; les retards liés à la réalisation du nouveau siège de l’OFOR à Diamniadio et la nécessité de mieux structurer le suivi des projets en mode Partenariat Public-Privé (PPP).
A la fin de la séance, le Directeur général de l’ARCOP a insisté sur la nécessité de pérenniser ce type de rencontres, bien plus efficaces que les échanges épistolaires, souvent limités. « Ces séances permettent d’aller au-delà du motif initial et d’examiner, de manière ouverte et exhaustive, les contraintes rencontrées par les administrations publiques », a-t-il expliqué.
Face à la complexité croissante des montages contractuels, en particulier dans les PPP, l’ARCOP a proposé un double accompagnement, l’appui technique à travers des rencontres régulières de conseil et la formation pour élargir la maîtrise des procédures de passation à l’ensemble des acteurs impliqués.
L’ARCOP mettra à disposition ses ressources humaines pour former les équipes de l’OFOR et recommande la mise en place d’un outil de pilotage pour le suivi rigoureux des diligences liées à chaque projet. « La mission de régulation ne s’arrête pas au contrôle : elle inclut le conseil, la formation et l’appui à la performance. C’est ainsi que nous construisons une commande publique sécurisée et efficace », a déclaré le Dr Moustapha DJITTÉ.

À l’issue de la rencontre, le Directeur général de l’OFOR s’est félicité de l’accueil et de la disponibilité de l’ARCOP : « Ce rendez-vous, calé en urgence, s’est tenu dans des délais très satisfaisants. Cela traduit une réelle volonté d’accompagnement et une grande efficacité. Nous avons reçu des conseils techniques précieux qui nous permettront d’anticiper, d’accélérer la mise en œuvre de nos projets et de mieux servir les populations ».
Les deux directeurs généraux ont exprimé leur volonté de maintenir ce dialogue technique et institutionnel à travers des rencontres périodiques. Ces moments d’échange permettent d’anticiper les blocages, de renforcer la cohérence des actions publiques, et d’accélérer l’atteinte des objectifs stratégiques de l’État.