LA DEMATERIALISATION DE LA COMMANDE PUBLIQUE PORTEE AU PLUS HAUT SOMMET DE L’ÉTAT : La Présidence de la République donne le ton d’une Administration 100 % numérique et transparente

LA DEMATERIALISATION DE LA COMMANDE PUBLIQUE PORTEE AU PLUS HAUT SOMMET DE L’ÉTAT : La Présidence de la République donne le ton d’une Administration 100 % numérique et transparente

L’Autorité de Régulation de la Commande Publique (ARCOP) a lancé, mardi 14 octobre 2025 à Dakar, la phase pilote de la plateforme numérique dénommée APPEL (Achats publics en procédures électroniques), un outil destiné à la dématérialisation des procédures de la commande publique.

Cette plateforme vise à “simplifier et fluidifier” les processus liés aux marchés publics, de la planification à l’attribution, a expliqué le ministre secrétaire général de la présidence de la République, Oumar Samba BA, se félicitant d’une avancée majeure vers une “administration plus moderne, transparente et performante”.

Selon M. BA, la plateforme APPEL garantit également “l’interopérabilité” avec les autres systèmes publics, le respect des standards internationaux, notamment ceux de l’OCDE, l’Organisation de coopération et de développement économiques, ainsi que la production automatisée d’indicateurs de performance (KPI).

Il a qualifié ce projet de “nouvelle ère d’innovation et de transparence dans la gestion de la commande publique”.

“Innovante dans sa conception et riche de ses applications de dernière génération”, ce projet “présente l’avantage de favoriser la mise à disposition de données statistiques fiables et ouvertes pouvant rendre compte fidèlement de la gestion de nos procédures en vue de mieux fonder les arbitrages et les choix, les achats publics”, selon le ministre secrétaire général de la présidence de la République.

Il a rappelé que cette initiative s’inscrit dans le cadre du plan de redressement et d’assainissement des finances publiques, en cohérence avec les réformes en cours.

“La modernisation de l’administration, dans son organisation, ses méthodes et ses outils, est une condition essentielle pour répondre aux aspirations des populations”, a déclaré Oumar Samba BA.

Il a également insisté sur la nécessité d’adapter les procédures aux opportunités offertes par le numérique, afin de renforcer la célérité, l’efficacité et la transparence de l’action publique.

Le Directeur général de l’ARCOP, Moustapha DJITTE, a relevé que la dématérialisation de la commande publique ne constitue pas seulement une réforme technique, mais relève aussi d’une “transformation culturelle” qui place la transparence et la traçabilité au cœur de l’action publique.

Le représentant de la Banque mondiale à cette cérémonie de présentation, Kouami Hounisou MESSAN, a salué cette initiative, estimant qu’elle permettra de réduire les délais, de lutter contre la fraude et la corruption.

Cette plateforme devrait également aider à améliorer l’équité, l’efficacité et l’efficience du système de commande publique, a-t-il poursuivi.

La réduction de l’usage du papier, des impressions et de l’archivage physique pourrait générer une économie annuelle estimée à 300 milliards de francs CFA, peut-on lire dans un document de l’Autorité de régulation de la commande publique remis à la presse.

CCRP/ARCOP avec APS

L’intégralité du Discours de M. Oumar Samba BA, ministre secrétaire général de la présidence

Monsieur le représentant de la Banque mondiale,
Mesdames, Messieurs les membres du Conseil de régulation de l’ARCOP,
Monsieur le Directeur de la commande publique,
et en même temps Directeur central des marchés publics — j’y insiste, car il s’agit d’une direction, depuis 2023, pleinement chargée de la commande publique.
Mesdames, Messieurs les Directeurs généraux,
Mesdames, Messieurs les représentants du secteur privé,
Mesdames, Messieurs les représentants de la société civile,
chers membres des cellules de passation des marchés publics — qu’on oublie souvent, mais qui accomplissent un travail exceptionnel à nos côtés,
Mesdames, Messieurs les participants, à vos rangs et qualités respectives.

Le 14 octobre 2024, le Président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye, procédait au lancement de la vision Sénégal 2050, référentiel de la politique économique et sociale nationale.
Cet agenda, à la fois exigeant et mobilisateur, place l’exemplarité de la gouvernance publique au cœur de la transformation du Sénégal.

Un an jour pour jour après cet acte refondateur de Diamniadio, nous sommes réunis, ce 14 octobre 2025, à cette importante manifestation, et j’ai l’honneur de représenter le Chef de l’État.
Cette cérémonie marque, je le répète, une nouvelle ère d’innovation et de transparence dans le pilotage de la commande publique.

Je dirais même qu’elle ouvre une ère de “destruction créatrice”, pour nous faire entrer véritablement dans ce que l’on peut désormais appeler les cybermarchés publics.

Comme vous le savez, la prise en charge des aspirations des populations passe nécessairement par la modernisation de l’administration, tant dans son organisation que dans ses méthodes, ses moyens d’intervention et de communication.
En renouvelant ses procédés pour les adapter aux opportunités exceptionnelles offertes par le numérique, l’administration inscrit son action dans une dynamique d’introspection, de pragmatisme, de célérité et d’efficacité.

Elle place ainsi toutes ses opérations sous le sceau de la qualité, de l’efficience, de la transparence et de la performance.

Sans remettre en cause la place unique et irremplaçable du capital humain dans la vie publique, les technologies de l’information et de la communication accélèrent le déploiement de procédures administratives dont le respect demeure plus que jamais sacré.

Face à cette révolution universelle, qui appelle un changement incontournable de paradigme, le Chef de l’État a anticipé en lançant, le 24 février dernier, le New Deal technologique, pour consolider les bases d’une transformation digitale intégrale des administrations, et surtout d’une souveraineté numérique véritable, avec l’innovation permanente comme moteur du progrès économique et social.

Dans le même sillage, il convient de saluer l’intégration récente, dans notre arsenal juridique, de textes inédits destinés à prévenir la corruption et les conflits d’intérêts, fléaux coûteux pour les contribuables, le budget de l’État et la nation tout entière.
Ces textes consacrent la préservation du patrimoine public et encouragent l’alerte citoyenne sur les déviances et le recours systématique aux bonnes pratiques.

Mesdames, Messieurs, chers participants,
la plateforme APPEL – pour Achats publics en procédures électroniques – de dématérialisation de la commande publique, que nous lançons ce jour, s’inscrit en droite ligne du plan de redressement et d’assainissement des finances publiques.
Innovante dans sa conception et riche de ses applications de dernière génération, elle offre l’avantage de fournir des données et statistiques fiables et ouvertes, ce qui est extrêmement important.
Ces données permettront de rendre compte fidèlement de la gestion de nos procédures, afin d’éclairer les arbitrages et les choix relatifs aux achats publics.

Comme nous venons de le constater à travers son interconnexion avec d’autres sources d’information, notamment l’ANSD, cette plateforme, conçue et développée par de jeunes Sénégalais, contribue à l’émergence d’un écosystème numérique interconnecté et sécurisé.

Dès lors, continuons — comme le rappelle souvent le Chef de l’État — à faire confiance à l’expertise nationale et aux jeunes ingénieurs de talent, en les associant plus étroitement à la conception, à la réalisation, ainsi qu’au suivi et à l’évaluation de nos projets collectifs.
C’est là, et là seulement, que réside la quintessence de la souveraineté tant recherchée.

C’est aussi l’atout majeur de notre marche soutenue vers la prospérité, dans l’équité, la justice et la stabilité sociale.

Je ne saurais clore mon propos sans remercier et féliciter toute l’assistance ici présente pour sa participation, ainsi que le Conseil de régulation de l’ARCOP, son président et tous ses membres.
Je félicite également le Directeur général de l’ARCOP, le Docteur Moustapha Djitté, et l’ensemble du personnel de l’institution, qui travaillent de manière discrète, professionnelle et loyale.

Je tiens aussi à adresser mes félicitations à l’ensemble des cellules de passation des marchés, qui abattent un travail exceptionnel et permettent aujourd’hui de disposer d’un système de passation de marchés de nouvelle génération — je dirais même de deuxième génération, depuis la grande réforme de 2007.
Près de vingt ans après, nous entrons désormais dans une nouvelle ère, qui hisse la gestion publique nationale parmi les meilleurs standards internationaux.

Je voudrais, en votre nom à toutes et à tous, remercier la Banque mondiale pour son accompagnement, ainsi que l’ensemble des partenaires de l’État du Sénégal engagés à nos côtés dans le processus de développement économique et social.

Je conclurai en rappelant que le Chef de l’État vous félicite toutes et tous.
Il engage les administrations publiques et parapubliques, ainsi que l’ensemble des acteurs économiques, dans un esprit de co-construction et de partenariat, à vulgariser cette innovation par la formation et le renforcement des capacités, mais aussi à la consolider technologiquement en matière d’équipements et de cybersécurité.

Cet instrument innovant, au service du développement du secteur privé et de la transformation publique, s’inscrit pleinement dans les orientations du Chef de l’État lors de la Conférence des administrateurs et managers publics du 20 janvier 2025.

Je souhaite donc plein succès à la plateforme digitale nationale de la commande publique.
Je vous remercie de votre aimable attention.