Dans le cadre du partenariat fructueux qui lie l’Autorité de Régulation de la Commande Publique (ARCOP) à la Banque mondiale, une session de formation a réuni les agents de l’organe autour des critères notés et des dossiers types. Ces deux outils techniques sont considérés comme essentiel et sont au cœur même de la performance et de la transparence dans les procédures de passation de marchés publics.

« La rencontre d’aujourd’hui porte sur une formation concernant les critères notés. C’est extrêmement important, car l’évaluation présente un double intérêt. Elle permet d’abord à l’administration, parmi toutes les offres reçues, de repérer l’opérateur présentant les meilleures aptitudes pour garantir la bonne réalisation du marché », a expliqué le Directeur général de l’ARCOP, le Dr Moustapha DJITTÉ, insistant sur l’importance stratégique de ces notions dans la gouvernance des marchés publics.
Pour le Dr DJITTÉ, le recours aux critères notés n’est pas un exercice technique anodin, mais un gage de qualité et d’efficacité dans la sélection des opérateurs économiques : « Quand on parle de critères notés, cela veut dire qu’on prend toutes les garanties pour arriver au choix du meilleur opérateur. C’est une véritable assurance contre les erreurs d’évaluation et une garantie pour la réussite du marché ». « Tout ce que vous ferez dans la commande publique dépend en grande partie de la qualité de l’évaluation. Si vous vous trompez dans le choix, vous risquez de compromettre la réalisation du projet et l’atteinte de ses objectifs », a rappelé le Dr DJITTE qui estime que la qualité de l’évaluation constitue un pivot essentiel du succès des projets publics.

Cette formation, selon le DG, n’est pas un simple transfert de connaissances. Elle vise à créer un effet multiplicateur au sein du système national de la commande publique : « Les compétences transmises sur les critères notés permettront aux participants de devenir des relais, capables de former d’autres acteurs et de diffuser les bonnes pratiques. En réalité, c’est comme si vous formiez toute la commande publique », a-t-il souligné, non sans rappeler le rôle de l’ARCOP dans les missions d’appui et de conseil auprès des structures publiques.
Le Dr Moustapha DJITTÉ a tenu à saluer le soutien constant de la Banque mondiale, un acteur clé du renforcement institutionnel du secteur : « La Banque mondiale est un partenaire stratégique du Sénégal en matière de gestion de la commande publique. C’est pour nous une expression de reconnaissance envers les efforts de soutien constants qu’elle consent au profit du Sénégal », a-t-il affirmé.
Il a également rappelé que grâce à cet appui, le Centre de formation de l’ARCOP s’impose aujourd’hui comme un institut de référence en Afrique de l’Ouest, organisant des formations à dimension internationale, notamment sur les APD et les contrats FIDIC.

L’enthousiasme des participants à la formation témoigne de la pertinence du thème et de la qualité du renforcement des capacités. Pour Mme Fatou Diassé DIOUM, auditrice, cette session constitue un levier concret pour l’efficacité du travail d’audit : « C’était une formation très intéressante, qui nous permettra de mener à bien nos missions d’audit en appliquant les critères notés et en maîtrisant les dossiers types de la Banque mondiale ».
De son côté, M. Boubacar MBENGUE, membre de la Cellule de passation des marchés de l’ARCOP, a souligné la valeur ajoutée de ces apprentissages dans la pratique quotidienne : « On entend souvent dire que les procédures sont lourdes, mais pour moi, ce n’est pas une contrainte, c’est une assurance. Les procédures garantissent la transparence, l’équité et la concurrence, tout en préservant la réputation du projet vis-à-vis du bailleur ».

Enfin, M. Alioune Babara DIOP, chargé d’enquête à la Cellule d’Enquête, d’Instruction et d’Inspection des Recours (CEIIR), a salué la portée opérationnelle de la formation : « En tant que chargé d’enquête, cette formation nous permet de mieux comprendre les procédures et d’anticiper les litiges potentiels. C’est un apprentissage essentiel pour garantir un traitement équitable et efficace des recours ».
L’ARCOP a réaffirmé la volonté de pérenniser cette dynamique de renforcement et de diffuser ces bonnes pratiques à l’échelle nationale. La formation sur les critères notés et les dossiers types de la Banque mondiale s’inscrit ainsi dans une vision globale, celle d’une commande publique performante, portée par des acteurs compétents et outillés, au service d’une gestion transparente et efficace des ressources publiques.


