PLAIDOYER FORT D’UN EXPERT DE L’ARCOP POUR DES PPP DURABLES ET INCLUSIFS : M. Al Hassane DIOP au cœur des discussions internationales sur les PPP à Genève

PLAIDOYER FORT D’UN EXPERT DE L’ARCOP POUR DES PPP DURABLES ET INCLUSIFS : M. Al Hassane DIOP au cœur des discussions internationales sur les PPP à Genève

Le responsable des PPP et Achats durables à l’ARCOP, M. Al Hassane DIOP a porté haut la voix du Sénégal lors de la 9ᵉ session du Groupe de travail de la CEE-ONU sur les partenariats public privé, organisée les 24 et 25 novembre 2025 à Genève. La rencontre était consacrée aux infrastructures durables, résilientes et alignées sur les Objectifs de développement durable (ODD). Une session tournée vers la finance climatique et les nouveaux modèles d’investissement. Face aux défis climatiques, la mobilisation de financements innovants pour les infrastructures devient urgente. Durant deux jours, experts internationaux, gouvernements et institutions ont échangé sur des solutions concrètes.

C’est dans ce cadre international que le Dr Al Hassane Diop a livré une intervention remarquée, soulignant le rôle de l’ARCOP et les enjeux de durabilité pour les pays africains. D’emblée, il a rappelé : « Nous sommes heureux de prendre part à cette rencontre. L’ARCOP, que je représente, a pour mission d’élaborer les textes de la commande publique et de veiller à leur respect, y compris pour les PPP ». Il a salué la vision du Directeur général, le Dr Moustapha DJITTE affirmant « Notre Directeur général attache une importance particulière aux questions de durabilité. Cette priorité figure même dans l’organigramme de l’institution ». Le représentant de l’ARCOP a ensuite insisté sur l’évolution du cadre réglementaire africain. Selon lui, dans nos pays, l’évaluation préalable des projets est devenue une obligation légale. Au Sénégal, depuis 2021, elle est obligatoire pour tous les types de PPP. Elle permet d’intégrer les risques, les tarifs, les revenus, les aspects environnementaux et sociaux.

Très attendu, son plaidoyer a porté sur l’adoption de l’évaluation PIERS (People first Infrastructure Evaluation and Rating System), un outil international de mesure de la durabilité. « Nous sommes prêts à l’adopter. PIERS automatise l’analyse des critères essentiels, notamment la viabilité budgétaire. Les questions environnementales traversent les frontières : l’Afrique ne doit pas être en reste ». Il a lancé un appel appuyé à la Commission, l’invitant à se transporter vers le continent africain. M. DIOP a affirmé que nous avons besoin de renforcer nos capacités pour appliquer PIERS dans nos processus PPP.

Al Hassane DIOP a aussi rappelé que le Sénégal a inscrit les PPP au cœur de sa stratégie de développement, évoquant notamment le référentiel Sénégal 2050, l’agenda de transformation et les politiques économiques priorisent les PPP. Le potentiel est énorme.

La contribution de l’ARCOP a été saluée, notamment pour la clarté du positionnement sénégalais et la pertinence du plaidoyer en faveur d’un renforcement des capacités africaines. La CEE-ONU doit encore procéder à la dernière revue des guides avant leur adoption officielle.

Le financement mixte, les obligations vertes, l’investissement à impact social et les labels de durabilité ont dominé les débats de la première table ronde. La France, l’Azerbaïdjan et les États-Unis ont partagé leurs expériences en matière de certification, de réformes législatives ou encore de nouveaux modèles d’évaluation axés sur le retour sur investissement.

Les discussions ont ensuite exploré l’apport de l’intelligence artificielle dans la planification et la gestion des projets d’infrastructure : optimisation des données, amélioration du dialogue avec les populations et soutien à la prise de décision.

La troisième table ronde, consacrée à la viabilité budgétaire et à l’accessibilité des tarifs, a révélé l’importance croissante d’outils d’analyse avancés pour garantir la soutenabilité financière des projets, tout en préservant l’équité tarifaire. L’exemple belge, avec sa loi encadrant strictement les grands projets, a particulièrement retenu l’attention.

Outre les débats, la session a permis de faire le point sur plusieurs documents qui ont contenu l’égalité de genre, la participation des parties prenantes, la résilience climatique et électrification rurale hors réseau. Le guide sur les infrastructures résilientes propose une approche renouvelée des PPP, centrée sur la durabilité, la transparence et l’inclusivité.