Gain de temps, transparence accrue et nouvelles perspectives pour les collectivités et les PME, ….à Saint-Louis, l’atelier consacré à la dématérialisation des procédures de la commande publique a eu un impact réel. Pour les acteurs territoriaux comme pour les opérateurs économiques, la présentation de la plateforme numérique APPEL, portée par l’ARCOP, a permis de mesurer concrètement l’ampleur du virage engagé par l’État en matière de modernisation administrative. « Aujourd’hui, il n’y a pas de meilleure option que la dématérialisation des procédures de la commande publique », estime M. Ndiambal Diouf, agent au Conseil départemental de Saint-Louis. Pour lui, les efforts consentis par l’État, notamment à travers l’ARCOP, traduisent une volonté claire de transformation. Au-delà de la simplification des procédures, les enjeux sont aussi économiques. « Comme l’a rappelé le Directeur général de l’ARCOP, le Dr Moustapha DJITTÉ, ce processus pourrait permettre à l’État d’économiser plus de 300 milliards de francs CFA par an. À ce niveau, l’impact est indéniable », souligne-t-il.

Du côté des collectivités territoriales, l’atelier a également levé un obstacle majeur concernant le déficit d’information et de maîtrise des outils. « Cette rencontre nous a permis de comprendre des mécanismes que nous ne maîtrisions pas jusque-là », reconnaît M. Ndiambal Diouf, qui insiste sur l’importance de la formation des acteurs locaux. Un point que la Direction générale de l’ARCOP entend prendre en charge, afin de renforcer la célérité, la fluidité et la circulation de l’information dans les procédures de passation des marchés.
Dans le secteur privé, la satisfaction est tout aussi manifeste. « Honnêtement, nous ne pensions pas que l’État irait aussi vite dans ce processus », confie M. Alioune Badara Diop, Directeur adjoint de la SGNS. Selon lui, les améliorations ont été perceptibles dès la première journée de l’atelier. « Cette plateforme est une innovation majeure pour nous. Elle permet de gagner du temps et de réduire considérablement les coûts », ajoute-t-il.

Pour de nombreuses PME, la dématérialisation marque une rupture avec des pratiques jugées lourdes et chronophages. « Avant, il fallait multiplier les déplacements, chercher des documents, attendre des signatures. C’était épuisant », témoigne M. Serigne Mbacké Dia, de l’ETS Daouda Mbodj. « Avec cette plateforme, beaucoup de ces contraintes vont disparaître ».
Même constat du côté des entreprises dirigées par des femmes. Pour Mme Mame Isseu Bamba Dia, PDG de Bamba Dia Holding, l’un des principaux apports de la plateforme réside dans l’accès à l’information. « Nous avions souvent des difficultés à connaître les opportunités de marchés. Désormais, l’information est accessible et le dépôt des dossiers peut se faire sans déplacement », se réjouit-elle, soulignant un gain de temps appréciable pour les entreprises.
Au terme de l’atelier, un sentiment partagé se dégage : celui d’un changement de paradigme. « Nous ne sommes plus à l’ère des anciennes méthodes. Nous sommes désormais dans l’ère du numérique », résume M. Abdoulaye Gueye Diallo, de l’ETS Abdoulaye Gueye Diallo. Pour lui, cette innovation ouvre de nouvelles perspectives pour les PME et les acteurs économiques, en phase avec les exigences de transparence, d’efficacité et de rapidité.