COOPÉRATION ARCOP – BANQUE MONDIALE : Pour une meilleure articulation entre les règles internationales et le système sénégalais de passation des marchés

COOPÉRATION ARCOP – BANQUE MONDIALE : Pour une meilleure articulation entre les règles internationales et le système sénégalais de passation des marchés

Le Dr Moustapha DJITTE a reçu ce mardi 10 mars 2026 une délégation de la banque mondiale conduite par le Directeur sous-régional de la passation des marchés pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Adu-Gyamfi ABUNYEWA. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une visite de prise de contact du nouveau responsable régional, récemment installé à Dakar, et chargé de superviser les questions de passation des marchés dans plusieurs pays de la région.

Face au Directeur général de l’ARCOP et à son équipe, le responsable de la Banque mondiale a souligné l’importance de cette démarche, destinée à établir un dialogue direct avec les principaux acteurs du système de commande publique au Sénégal. L’objectif, selon lui, est de renforcer les échanges et de consolider la coopération autour des projets financés par l’institution.

Au cours des discussions, les deux parties ont abordé les défis opérationnels liés à la mise en œuvre des projets, notamment les questions relatives aux procédures de passation des marchés et à la gestion des plaintes. Pour le Directeur général de l’ARCOP, ces échanges constituent une opportunité de discuter de manière ouverte des préoccupations qui peuvent apparaître dans l’application simultanée des règles nationales et des exigences des partenaires techniques et financiers.

Dr Moustapha DJITTÉ a rappelé que, par le passé, des préoccupations similaires avaient déjà été soulevées, notamment sur la question du contrôle a priori. Un dialogue constructif avait alors permis d’aboutir à un mémorandum visant à mieux articuler les procédures de la Banque mondiale avec celles du système national de passation des marchés. Une démarche qui, selon lui, avait contribué à faciliter l’exécution de plusieurs projets.

Le responsable de la Banque mondiale a pour sa part salué la solidité du système sénégalais de passation des marchés, ainsi que la qualité de l’expertise nationale. Selon lui, l’expérience sénégalaise dépasse aujourd’hui le cadre national. Dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest francophone mettant en œuvre des projets financés par la Banque mondiale, des spécialistes sénégalais interviennent régulièrement pour appuyer les équipes locales. « Cela montre que la capacité existe et qu’elle contribue non seulement au fonctionnement du système national, mais aussi à l’accompagnement d’autres pays de la région », a-t-il relevé.

Le Sénégal occupe d’ailleurs une position stratégique pour la Banque mondiale dans la région, Dakar servant de plateforme pour la coordination de plusieurs initiatives liées à la gouvernance de la commande publique.

Les échanges ont également permis d’évoquer la nécessité de mieux articuler les règles de la Banque mondiale, conçues dans un cadre global, avec les réglementations nationales élaborées pour répondre aux réalités propres à chaque pays. Les deux parties ont ainsi insisté sur l’importance de poursuivre les concertations afin d’assurer une meilleure synchronisation entre les exigences internationales et le cadre juridique sénégalais.

La rencontre a également été l’occasion de rappeler l’ampleur de la coopération entre l’ARCOP et la Banque mondiale. Celle-ci couvre notamment l’accompagnement du processus de dématérialisation de la commande publique ainsi que l’organisation de sessions annuelles de formation qui réunissent, à Dakar, des professionnels de la passation des marchés issus de plusieurs pays de la sous-région.

Les deux parties ont convenu de poursuivre les discussions dans les prochains jours afin d’identifier les solutions les plus adaptées aux défis rencontrés dans la mise en œuvre des projets financés par la Banque mondiale au Sénégal et dans la région.