La coordination des procédures dans les projets financés par la Banque mondiale et la gestion des plaintes dans les marchés publics ont été au centre d’échanges entre les responsables de l’Autorité de Régulation de la Commande Publique (ARCOP) et des représentants de l’institution financière internationale. Le 10 mars dernier, une délégation de la banque mondiale conduite par le nouveau Directeur sous-régional de la passation des marchés pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Adu-Gyamfi ABUNYEWA a effectué une visite de prise de contact. Il est désormais chargé de superviser les questions de passation des marchés dans plusieurs pays de la région dont le Sénégal.
À l’ouverture des discussions, le Directeur général de l’ARCOP, le Dr Moustapha DJITTÉ, a salué la qualité du partenariat entre le Sénégal et la Banque mondiale, qui accompagne l’État dans la réalisation de plusieurs projets structurants. « Nous avons beaucoup de plaisir à recevoir la Banque mondiale, qui accompagne le Sénégal dans la réalisation des projets les plus structurants de notre pays », a-t-il déclaré. L’enjeu aujourd’hui est de consolider un cadre de gouvernance capable d’assurer à la fois la transparence des procédures et la célérité dans la mise en œuvre des projets.

Selon lui, la mise en œuvre des procédures liées à ces financements peut parfois susciter des interrogations entre les différentes parties impliquées dans l’exécution des projets. Mais ces préoccupations ne doivent pas occulter l’objectif commun. « Il peut y avoir, de part et d’autre, un certain nombre d’inquiétudes dans l’application des procédures. Mais l’essentiel est que nous restons tous animés par la volonté d’atteindre les objectifs assignés à ces projets », a souligné le patron de l’ARCOP.
Dans ce contexte, le Dr DJITTÉ estime que le moment est propice pour engager des échanges ouverts afin de trouver des solutions aux difficultés rencontrées. « Le contexte est favorable pour des discussions sincères et objectives, dans le sens de trouver des réponses aux problèmes auxquels nous faisons face », a-t-il indiqué.

Le Directeur général de l’ARCOP est également revenu sur une expérience de concertation menée par le passé autour de la question du contrôle a priori des marchés publics. À l’époque, certaines préoccupations avaient été soulevées concernant l’articulation entre les procédures nationales et celles de la Banque mondiale.

« Nous avons su nous asseoir autour d’une table pour discuter et parvenir à un mémorandum qui a permis d’organiser la revue de la Banque avec celle du système national », a-t-il rappelé. Cette démarche, selon lui, avait contribué à faciliter la mise en œuvre des projets financés par la Banque mondiale.
Pour le Dr DJITTÉ, cette expérience pourrait servir de référence pour aborder l’un des enjeux actuels du système à savoir la gestion des plaintes dans les procédures de passation des marchés. « Il ne s’agit pas de réinventer la roue. Nous pouvons nous inspirer de cette démarche pour aborder la problématique de la gestion des plaintes, une question sur laquelle nous rencontrons aujourd’hui de réelles difficultés », a-t-il fait observer.
Les discussions engagées devraient ainsi permettre d’explorer des pistes de collaboration afin de renforcer l’efficacité des mécanismes de règlement des différends dans les marchés financés par les partenaires techniques et financiers.
| Focus sur la gestion des plaintes et la coordination des procédures Volonté commune de réduire les délais de traitement des différends Perspective d’un dialogue technique renforcé |