LE MINISTERE DES INFRASTRUCTURES SALUE L’ACCOMPAGNE DE L’ARCOP :Classification des entreprises, qualité des infrastructures, actualisation des dossiers-types et recours aux PPP au cœur d’une séance de travail

LE MINISTERE DES INFRASTRUCTURES SALUE L’ACCOMPAGNE DE L’ARCOP :Classification des entreprises, qualité des infrastructures, actualisation des dossiers-types et recours aux PPP au cœur d’une séance de travail

Le Directeur général de l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP), le Dr Moustapha DJITTE, a conduit, le lundi 7 septembre 2026, une délégation de hauts cadres de l’institution à une séance de travail avec le ministre des Infrastructures, Déthié FALL, entouré de ses principaux collaborateurs. Cette rencontre a été l’occasion pour les deux parties de renouveler leurs marques de considération et de réaffirmer leur disponibilité à poursuivre une collaboration étroite autour des enjeux liés à la commande publique et à la réalisation des infrastructures de l’État.

En ouvrant les échanges, le Directeur général de l’ARCOP a tenu à remercier le ministre et ses équipes pour leur accueil et pour l’intérêt accordé à cette séance de travail. Il a également salué le pragmatisme du ministre et son attachement aux résultats, deux qualités qui, selon lui, expliquent notamment la volonté de l’ARCOP de répondre favorablement aux sollicitations du département.

Dr Moustapha DJITTE a rappelé l’importance stratégique du ministère des Infrastructures, compte tenu de la responsabilité qui lui est confiée dans la réalisation et la gestion d’un nombre important d’infrastructures publiques. Pour le Directeur général de l’ARCOP, l’accompagnement de ce département est d’autant plus nécessaire que la réalisation des projets publics ne repose pas uniquement sur leur conception et leur financement. Elle suppose également la maîtrise et le respect de procédures qui peuvent parfois constituer des contraintes dans la mise en œuvre.

Dans cet esprit, il a réaffirmé la disponibilité de l’ARCOP à mettre son expertise à la disposition du ministère chaque fois que des difficultés liées aux procédures de commande publique sont susceptibles de ralentir l’exécution des projets.

La classification des entreprises au centre des échanges

La question de la classification des entreprises a constitué l’un des principaux sujets de la rencontre. Le Directeur général de l’ARCOP a relevé l’absence, à ce stade, d’un dispositif permettant de distinguer les entreprises en fonction de leurs capacités et de leur aptitude à réaliser des projets d’une certaine envergure. Il a rappelé que le principe de cette classification est prévu par la réglementation. L’objectif est notamment de permettre aux autorités contractantes de disposer d’une meilleure visibilité sur les capacités des entreprises auxquelles sont confiés les projets publics et, à terme, de contribuer à l’amélioration de la qualité des infrastructures.

À l’issue des échanges, le principe de la mise en place d’un cadre de classification des entreprises a été retenu. Le travail devrait associer les différentes parties prenantes, notamment les administrations concernées et le secteur privé. Un comité sera mis en place sous l’autorité du ministre des Infrastructures.

Une revue des projets et des contraintes de mise en œuvre

La séance de travail a également permis de passer en revue plusieurs projets considérés comme prioritaires pour le ministère. Pour chacun des projets évoqués, les participants ont examiné les contraintes susceptibles d’affecter leur réalisation et les pistes de solutions envisageables. Les équipes de l’ARCOP ont ainsi apporté des éléments d’analyse et des propositions relevant de leur domaine d’expertise.

La question du financement des infrastructures a également été abordée dans un contexte marqué par une disponibilité plus limitée des ressources publiques. Dans ce cadre, le Directeur général de l’ARCOP a souligné l’intérêt d’examiner, pour les projets qui ne sont pas encore engagés, ceux qui présentent un potentiel réel de partenariat public-privé.

L’objectif est de diversifier les modes de financement et de mobiliser, lorsque les conditions sont réunies, le secteur privé afin de réduire la pression exercée sur les ressources budgétaires de l’État.

Le ministre salue l’accompagnement de l’ARCOP

Prenant la parole à son tour, le ministre des Infrastructures, M. Déthié FALL, a remercié le Directeur général de l’ARCOP et ses collaborateurs pour leur déplacement et leur disponibilité à l’écoute des préoccupations de son département.

Il a particulièrement salué l’expertise apportée par l’ARCOP dans le traitement des dossiers de commande publique, ainsi que la capacité de son Directeur général à proposer des solutions permettant d’accélérer leur prise en charge.

Le ministre a également insisté sur les impératifs assignés à son département : réaliser les infrastructures dans des délais courts, tout en veillant à la maîtrise des coûts et au respect des exigences de qualité. À ses yeux, les échanges avec l’ARCOP doivent contribuer à mieux sécuriser l’investissement public et à améliorer la qualité des infrastructures réalisées. La question de la classification des entreprises a, à cet égard, été retenue comme un chantier important. Le ministère entend poursuivre les concertations avec les partenaires concernés en vue de la préparation d’une première mouture soumise à validation.

La qualité des ouvrages et l’actualisation des dossiers-types

Les échanges ont également porté sur les mécanismes permettant de renforcer la qualité des infrastructures et de mieux encadrer l’intervention des entreprises. Dans ce cadre, la question des sanctions applicables aux entreprises qui ne respectent pas les exigences de qualité a été évoquée. Le Directeur général de l’ARCOP a rappelé que la mise en place d’une grille de sanctions répond notamment à la nécessité de préserver les entreprises respectueuses des normes et des exigences de la commande publique.

La rencontre a, par ailleurs, permis d’aborder l’actualisation des dossiers-types de passation des marchés publics. Selon le Directeur général de l’ARCOP, plusieurs de ces documents n’ont pas fait l’objet d’une relecture depuis plusieurs années et certaines dispositions nécessitent aujourd’hui d’être actualisées. L’ARCOP entend ainsi engager une relecture plus large des dossiers-types afin de les adapter aux évolutions du cadre réglementaire et aux exigences actuelles de la commande publique.

Cette démarche devra également permettre de combler certaines lacunes, notamment en matière de cahiers des clauses techniques particulières pour des catégories de travaux telles que les infrastructures routières, hydrauliques ou aéroportuaires. Le ministère des Infrastructures est appelé à participer à ce chantier à travers ses équipes, déjà engagées dans les différents comités de travail.

La séance de travail aura ainsi permis de dégager plusieurs axes de collaboration entre les deux institutions, avec une même préoccupation, à savoir, l’amélioration de la qualité de la dépense publique mais aussi une sécurisation des investissements et une contribution à une réalisation plus efficace des infrastructures du pays.