MISE EN ŒUVRE DES PARTENARIATS PUBLIC-PRIVÉ (PPP) AXÉS SUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE : La 8ème session du Groupe de travail d’Experts veut conjuguer action climatique et développement durable à travers les PPP

MISE EN ŒUVRE DES PARTENARIATS PUBLIC-PRIVÉ (PPP) AXÉS SUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE : La 8ème session du Groupe de travail d’Experts veut conjuguer action climatique et développement durable à travers les PPP

Le Sénégal, représenté par l’ARCOP et son Chef de la Division PPP, M. Al Hassane Diop, a participé activement à cette session axée sur l’action climatique et l’accélération de la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD) grâce aux PPP et infrastructures résilientes. Les débats ont mis en lumière l’écart significatif entre les prévisions et la réalité : 84 % des ODD ne sont pas encore atteints. Le renforcement des capacités, l’intégration de technologies avancées et une mobilisation accrue des ressources sont indispensables pour accélérer la mise en œuvre des ODD, notamment dans les pays en développement. Les résultats de cette session constituent une base pour des partenariats plus efficaces et inclusifs.

La cérémonie d’ouverture des travaux de Genève a été présidée par Madame le Secrétaire exécutif de la Commission pour l’Europe qui a abordé plusieurs points en rappelant les réalisations phares dans le domaine des PPP de la structure qu’elle dirige avec plus 120 projets structurés et suivis pour quarante-quatre (44) pays.

Le débat d’orientation avait pour thème : action climatique et accélération de la réalisation des ODD grâce à des partenariats public-privé durables et des infrastructures résilientes

Sur ce point, le constat a été fait sur l’écart entre les prévisions et la réalité en ce qui concerne la réalisation des Objectifs de Développements durables (ODD) : 84% des ODD ne sont pas encore atteints. Quatre principales difficultés ont été identifiées. Elles sont listées ci-après :

–        Écarts profonds entre les prévisions et la mobilisation effective de ressources pour atteindre les ODD ;

–        Faible soutien en faveur des pays en développement :  beaucoup d’entre eux consacrent leurs ressources au paiement de la dette que pour la lutte pour l’atteinte des ODD ;

–        Manque d’accès aux technologies numériques ;

–        Déficit d’ancrage du Développement durable dans les politiques publiques.

Au titre de ce point de l’ordre du jour, il a été examiné comment les partenariats public-privé (PPP) axés sur la réalisation des ODD peuvent contribuer à l’action contre les changements climatiques. Plus concrètement, il a été question d’examiner les meilleures pratiques et stratégies relatives à la prise en compte de la résilience face aux changements climatiques et de la viabilité́ budgétaire et financière dans les projets d’infrastructure en PPP, ainsi qu’à l’utilisation des nouvelles technologies pour réduire la durée d’élaboration des projets et les coûts y relatifs.

Ce débat a permis d’enrichir le thème relatif aux transformations numériques et vertes et celui ayant trait à l’action climatique et les infrastructures résilientes à l’appui d’un avenir durable.

Trois (03) sessions successives sous forme de panel ont permis de structurer le débat :

Session 1 : Contribution des partenariats public-privé et des infrastructures résilientes à l’action climatique en faveur d’un avenir durable

L’urgence a été signalée de prendre des mesures visant à lutter contre les changements climatiques et leurs lourdes conséquences sur les écosystèmes, les économies et les sociétés. Cette session a permis d’étudier la façon dont les PPP peuvent contribuer à l’action en faveur du climat et jouer un rôle central dans la réalisation des ODD. Elle a permis d’intégrer des pratiques d’adaptation et de résilience face aux changements climatiques dans les nouveaux projets d’infrastructure.

Un plaidoyer a été fait en faveur de la prise en charge de l’Afrique qui éprouve un besoin urgent en infrastructures et services de pointe au moment l’intégration des aspects liés au Développement durables s’impose. Un renforcement de capacité s’impose pour la mise à jour des besoins et les critères y afférents pour des projets avec une empreinte Carbonne maitrisable.

Session 2 : Assurer la viabilité́ financière des partenariats public-privé axés sur la réalisation des objectifs de développement durable

 La viabilité́ financière des PPP est un élément essentiel pour la réalisation des ODD. En intégrant des pratiques favorisant la viabilité́ financière pour le compte du Secteur privé, il est possible d’assurer la viabilité́ budgétaire du côté du Secteur public à long terme des PPP axés sur les ODD. Une bonne maitrise des coûts tout au long du cycle de vie des projets d’infrastructures est aussi nécessaire par l’utilisation de technologie numérique. Cette session a permis de souligner l’importance de la viabilité́ financière des PPP et des projets d’infrastructure à l’appui des ODD.

D’abord pour la définition des besoins, différentes approches (top down / Bottom up) existent. Il s’agit pour toutes les approches de redonner un tissu économique (intégration de toutes les parties prenantes) et de l’humanité aux projets d’infrastructures. La méthode PIERS élaborée par le groupe des Experts prend en charge toutes ces questions.

Session 3 : Mettre à profit les nouvelles technologies dans le cadre des partenariats public-privé et des infrastructures résilientes axés sur la réalisation des objectifs de développement durable

Les nouvelles technologies peuvent être mises à profit pour accélérer et améliorer l’élaboration et l’exécution des PPP axés sur la réalisation des ODD. Cette session a été l’occasion d’étudier les moyens par lesquels les nouvelles technologies numériques et celles reposant sur l’intelligence artificielle peuvent contribuer à rationaliser et à transformer l’ensemble du cycle des projets de PPP, de la planification à l’exécution finale en passant par les acquisitions.

Ont également été examinés les travaux menés par le Groupe de travail des partenariats public-privé depuis la septième session du Groupe, tenue les 30 novembre et 1er décembre 2023.  Les thématiques abordées devaient aboutir à l’élaboration de lignes directrices. Il s’agit entre autres des :

–        lignes directrices pour améliorer la mise en œuvre des projets et des infrastructures de partenariats public-privé grâce à la transformation numérique tout au long du cycle de vie du projet à l’appui des objectifs de développement durable ;

–        lignes directrices sur les partenariats public-privé dans le domaine des infrastructures numériques : diagnostic dans les soins de santé (télémédecine) et autres services publics numériques ;

–        lignes directrices sur les achats écologiques et durables dans le cadre des partenariats public-privé pour la réalisation des objectifs de développement durable

–        Lignes directrices sur l’état des partenariats public-privé et du financement des infrastructures à mi-chemin vers 2030.

Il faut également retenir qu’un guide sur les PPP et infrastructures résilientes au climat pour soutenir les ODD est en cours de rédaction, avec une participation active des membres du groupe, dont M. Al Hassane Diop.

Lors de sa dernière session, en 2023, le Groupe de travail avait élu les membres de son Bureau pour un mandat de deux ans allant jusqu’en 2025. Auparavant, en 2022, le groupe de travail élisait pour un mandat de deux ans allant jusqu’en 2024 des observateurs issus de trois groupes d’intérêt : secteur privé, universités et société́ civile.