FINANCEMENT DES CORRIDORS : Participation de l’ARCOP au panel axé sur les modalités de financement

FINANCEMENT DES CORRIDORS : Participation de l’ARCOP au panel axé sur les modalités de financement

Sur instruction du Directeur général de l’ARCOP, M. Al Hassane DIOP, en charge des partenariats public privé (PPP) de l’organe de régulation, a participé à un séminaire du Conseil sénégalais des chargeurs (COSEC) du 9 au 12 décembre 2024 sur le thème : le développement durable des corridors.  

Cette activité visait à rassembler les parties prenantes pour réfléchir stratégiquement sur le développement des corridors du Sénégal, dresser un état des lieux des infrastructures existantes, identifier des solutions d’amélioration et définir un plan d’actions concret pour renforcer l’efficacité des services logistiques et de transport.

Sur les 5 thèmes développés au cours de la rencontre, l’ARCOP a participé à celui portant sur le Financement des corridors à côté d’autres structures comme UNAPP, BAD, BNDE, BANQUE MONDIALE, FDTT, FONGIP, FONSIS, MFB.

Les objectifs spécifiques consistaient à évaluer les sources de financement actuelles et potentielles pour le fonctionnement de la gestion des corridors et pour le développement des infrastructures liées aux corridors, y compris les partenariats public privé (PPP).

Dans sa présentation portant sur les meilleures pratiques en matière de financement durable du fonctionnement et du développement des infrastructures liées aux corridors, M. Al Hassane DIOP a exposé l’approche proposée par l’ARCOP, se concentrant sur les contrats de financement et leurs implications réglementaires en matière de commande publique (marché public et PPP).

Sa présentation a permis d’articuler les outils et mécanismes financiers disponibles en lien avec le cadre réglementaire de la commande publique au Sénégal. L’approche se veut à la fois pratique et adaptable, en insistant sur les possibilités offertes par les modèles de financement, qu’ils soient publics ou privés.

Pour les corridors, un état des lieux a permis de constater l’existence d’infrastructures mais non fonctionnelles ou nécessitant une amélioration. M. DIOP suggère une évaluation des investissements nécessaires, une définition des composantes du projet (corridor vu comme un ensemble d’infrastructures intégrées) et une planification du financement par fonds publics ou privés.

S’il s’agit d’un financement par fonds publics :

  • Financement sur fonds publics : directement à partir du budget de l’État.
  • Recours à l’endettement public : fonds obtenus par emprunt, mais toujours gérés sous le régime des marchés publics.
  • Contrats EPC (Engineering, Procurement, and Construction) : impliquant un acteur privé pour exécuter le projet et une institution pour financer le projet.

S’il s’agit d’un financement par PPP :

  • Mise en place de sociétés de projet pour mobiliser le financement et exécuter le projet
    • Basé sur la capacité de l’infrastructure à générer des recettes (paiement par usagers) ou sur des engagements publics (paiement par l’État).
    • Levée de fonds via différentes options financières.

Les outils financiers à explorer sont variés :

  1. Fonds publics.
  2. Fonds propres et quasi fonds propres.
  3. Dettes bancaires syndiquées : collaboration entre banques pour minimiser les risques.
  4. Prêts multilatéraux : via des institutions comme la Banque mondiale, la BAD.
  5. Émissions obligataires senior.
  6. Outils financiers post-crise : Cession Daily, financement vert, finance islamique.