Dans le cadre du déploiement progressif de la plateforme APPEL, l’ARCOP a organisé un atelier de formation et d’accompagnement au profit de 50 nouvelles autorités contractantes pilotes. Cette session vise à renforcer les capacités des acteurs appelés à utiliser la plateforme dans le cadre de la dématérialisation des procédures de passation des marchés publics.
Présidant la rencontre, le Directeur général de l’ARCOP, Dr Moustapha DJITTÉ, a rappelé que la transformation numérique constitue aujourd’hui un levier essentiel pour améliorer l’efficacité de l’action publique et réduire les délais souvent observés dans le traitement des procédures administratives. « La maîtrise des délais constitue aujourd’hui un enjeu majeur pour l’efficacité de l’action publique », a-t-il souligné, avant d’expliquer que les responsables publics sont désormais jugés sur leur capacité à réaliser les projets qui leur sont confiés dans les délais impartis. Selon lui, toute lenteur dans les procédures de passation peut avoir des répercussions directes sur la réalisation des infrastructures et des programmes de développement.

Pour le Directeur général de l’ARCOP, la plateforme APPEL représente bien plus qu’un simple outil numérique. Elle offre aux décideurs publics une meilleure visibilité sur le déroulement des procédures et permet un suivi en temps réel de l’exécution des opérations de passation. « À travers la plateforme, il est possible de connaître le temps consacré à chaque étape du processus, depuis la préparation des dossiers jusqu’à la signature des contrats », a-t-il expliqué. Cette traçabilité accrue devrait contribuer à identifier les éventuels points de blocage et à améliorer les performances des autorités contractantes.
Le Dr DJITTÉ a également insisté sur la nécessité d’accompagner les changements induits par la dématérialisation. « Nous sommes engagés dans une véritable conduite du changement. La commande publique est entrée dans une phase de renouveau dont la digitalisation constitue l’un des piliers fondamentaux », a-t-il déclaré. Pour illustrer les bénéfices de cette transformation, il a partagé l’expérience de la digitalisation de certaines procédures administratives, autrefois fortement dépendantes du papier et des déplacements physiques. Il a notamment évoqué les difficultés rencontrées dans les processus de validation et de signature des décisions administratives, qui pouvaient prendre plusieurs jours, voire plusieurs semaines. « Aujourd’hui, les documents sont accessibles sous format numérique et les décisions peuvent être signées à distance grâce à des plateformes sécurisées de signature électronique », a-t-il indiqué, estimant que ces innovations permettent des gains substantiels en matière de temps, d’efficacité et de productivité.

Un autre chantier, l’ARCOP entend poursuivre la modernisation de son système d’information à travers un vaste programme de numérisation des archives de la commande publique. Ce chantier vise à faciliter l’accès à l’information, à sécuriser les documents et à préserver la mémoire institutionnelle de l’État. « La numérisation permettra de disposer d’archives facilement consultables, accessibles et sécurisées », a fait valoir le Directeur général, soulignant que les recherches documentaires demeurent souvent complexes lorsque les archives sont conservées exclusivement sous format papier.
Cette nouvelle vague d’accompagnement porte à plus d’une centaine le nombre d’autorités contractantes engagées dans l’expérimentation de la plateforme APPEL. À travers cette dynamique, l’ARCOP poursuit son ambition de faire de la dématérialisation un levier de transparence, de célérité et de performance au service d’une commande publique moderne et plus efficace.