Le ministère de la Microfinance, de l’Économie sociale et solidaire et l’Autorité de Régulation de la Commande publique (ARCOP) ont tenu une importante séance de travail le 27 juin 2025 dans les locaux du ministère. Entre autres points à l’ordre du jour de cette importante rencontre, figurait la mise en œuvre effective du mécanisme de réservation de 5 % des marchés publics aux acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS).

Dans un climat d’écoute et de convergence, les deux institutions ont affiché une volonté commune de corriger les dysfonctionnements qui freinent l’inclusion des organisations de l’ESS dans les procédures de commande publique. À ce titre, le ministre Alioune DIONE a salué la démarche du Directeur général de l’ARCOP, la qualifiant de « modèle d’administration publique » conforme à la vision Sénégal 2050, qui érige l’économie sociale et solidaire en vecteur de transformation territoriale et sociale.

Rappelant que la commande publique est un outil structurant du service public, le ministre a souligné qu’elle doit favoriser l’accès à un emploi décent et durable pour les populations les plus vulnérables. Il a insisté sur la nécessité de mieux encadrer les acteurs du secteur, en les distinguant clairement selon les critères définis par la loi à savoir une démarche économique, certes, mais adossée à une finalité sociale et d’intérêt général.
Cet échange ouvre ainsi la voie à une gouvernance concertée de la commande publique, au service d’un développement plus équitable, solidaire et durable. À travers cette coopération, l’ARCOP et le ministère posent les bases d’un cadre opérationnel qui permettra aux structures de l’économie sociale et solidaire de mieux participer à la vie économique nationale.
De son côté, le Directeur général de l’ARCOP, le Dr Moustapha DJITTÉ, a rappelé que depuis la réforme engagée en 2008, la commande publique est de plus en plus pensée comme un levier de développement, au-delà de sa seule fonction régulatrice. Il a déploré la faible application du mécanisme de réservation de 5 % des marchés publics aux structures de l’ESS, pourtant prévu dans le cadre juridique actuel.

Pour inverser cette tendance, les deux parties se sont accordées sur un schéma d’action inclusif reposant sur quatre piliers :
- La mobilisation des experts du ministère et des représentants du secteur de l’ESS ;
- La création d’un espace de dialogue structuré, permettant d’identifier les contraintes et d’informer les bénéficiaires des opportunités offertes ;
- L’élaboration de solutions concrètes pour lever les obstacles à l’accès aux marchés publics ;
- La mise en place de stratégies d’intermédiation, afin d’assurer une meilleure complémentarité entre les différentes entités du secteur.





