RELANCE DU SECTEUR BTP : L’État engage une nouvelle ère de souveraineté économique et de dialogue structurant

RELANCE DU SECTEUR BTP : L’État engage une nouvelle ère de souveraineté économique et de dialogue structurant

Le ministre des Infrastructures, M. Yankhoba DIEME, a réaffirmé l’ambition du gouvernement de faire du secteur privé national un pilier de la commande publique à travers des réformes concrètes et un dialogue ouvert. Il présidait l’atelier coorganisé par l’ARCOP et les entreprises privées du BTP. C’était le 24 juillet. Cette rencontre marque un tournant décisif dans la relance du BTP sénégalais et illustre la volonté de l’État de tracer une nouvelle voie vers la souveraineté économique.

Face aux difficultés persistantes du secteur, le ministre Yankhoba DIEME annonce des mesures fortes pour rétablir la compétitivité des entreprises locales dans la commande publique, convaincu que le développement économique du pays passe par une commande publique endogène et inclusive. Il a à cet effet rappelé que « le secteur du BTP est un levier puissant de mise en œuvre des politiques publiques, un moteur de création d’emplois qualifiés, un incubateur de compétences nationales. Il ne peut plus rester à la marge de la commande publique ».

Dans un contexte où les entreprises locales peinent à accéder aux marchés publics et à faire face à la concurrence internationale, l’État entend jouer pleinement son rôle. Le ministre a ainsi salué l’initiative de l’ARCOP, qui, à travers cet atelier, donne la parole aux acteurs du terrain pour identifier les obstacles mais surtout proposer des solutions concrètes et durables.

Plus qu’un simple événement technique, cet atelier s’est voulu un cadre de dialogue stratégique. Yankhoba DIEME a insisté sur la nécessité de bâtir des relations de confiance entre administration et secteur privé, tout en appelant à une « souveraineté économique assumée, fondée sur des choix patriotiques et des réformes ambitieuses ».

Le ministre a également évoqué des pistes concrètes telles que la mise en œuvre effective de la préférence nationale dans les marchés publics, la revalorisation du Laboratoire National de Référence des BTP, pour en faire un outil de contrôle technique central, la promotion du contenu local dans les grands chantiers et la mobilisation de solutions financières alternatives comme le rachat de créances.

Dettes impayées, fragilité des entreprises locales, faible structuration du secteur entre autres, le gouvernement s’est montré responsable sur les défis à surmonter, mais se dit déterminé à changer la donne. L’exemple du pont de Ziguinchor, construit en partie grâce à une entreprise locale en partenariat avec un prestataire étranger, est cité comme modèle de co-construction et de transfert de compétences à renforcer. « Ce n’est pas seulement de sous-traitance dont il est question, mais d’une intégration stratégique de nos entreprises dans les projets structurants », a souligné M. DIEME qui ajoute que « le BTP est un chantier de souveraineté. Nous devons bâtir ensemble, avec des règles claires, des standards élevés et une ambition partagée ».

En clôture, le ministre a réaffirmé l’engagement sans faille de son département à accompagner les réformes nécessaires. Car pour lui, il ne s’agit pas simplement d’améliorer un secteur économique, mais bien de redonner de l’espoir et de reconstruire le Sénégal avec les Sénégalais.