Répondant à l’appel lancé par le Premier ministre lors du Conseil des ministres du 11 juin 2025, la Primature a engagé, en partenariat avec l’Autorité de régulation de la Commande Publique (ARCOP), une série de formations à destination de ses agents. Il s’agit de les doter de compétences nécessaires dans les procédures de passation de la commande publique, dans un contexte marqué par des exigences croissantes de performance, de transparence et de rigueur dans la gestion des ressources publiques, le gouvernement sénégalais pose un acte fort. L’objectif principal consiste à transformer en profondeur les pratiques administratives liées à la passation des marchés publics. Car derrière les procédures, il y a des projets. Et derrière les projets, il y a des attentes citoyennes.
La commande publique, qui représente une part importante des dépenses publiques, est un levier stratégique pour la mise en œuvre des politiques de développement. Or, sa complexité technique et sa sensibilité juridique en font un domaine où la moindre erreur peut engendrer retards, blocages ou perte de crédibilité pour l’État.
C’est cette réalité que le Premier ministre a voulu adresser en insistant sur la nécessité de former les acteurs publics à toutes les étapes du processus de passation des marchés, et d’évaluer les connaissances acquises. Un signal fort pour un État qui veut se doter d’une administration moderne, capable d’anticiper les besoins, de sécuriser les procédures et d’agir avec diligence.
L’ARCOP, à travers son institut de formation, joue un rôle central dans cette dynamique. Elle assure la montée en compétences des agents impliqués dans l’élaboration, le suivi et l’exécution des marchés publics. Pour cette session ouverte au sein de la Primature, un programme intensif a été conçu afin de doter les participants des outils nécessaires à une gestion efficace, conforme et proactive.
« La commande publique est encadrée par des règles complexes. Lorsqu’elles sont mal comprises ou mal appliquées, ce sont les projets publics qui en pâtissent, et au final, les citoyens. La formation est donc un levier de transformation de l’action publique », a rappelé le Directeur général de l’ARCOP, le Dr Moustapha DJITTE.
Au-delà du simple renforcement des capacités, cette initiative répond à un impératif plus large, celui de la redevabilité. À l’heure où les citoyens exigent plus de transparence et de résultats concrets, l’Administration doit être en mesure de rendre compte de ses choix, de la qualité de ses dépenses et de sa réactivité. La formation des agents de la Primature s’inscrit ainsi dans une démarche de professionnalisation de la commande publique, de sécurisation des procédures, et d’optimisation des délais d’exécution des projets de l’État.
L’engagement du gouvernement à travers cette initiative traduit une volonté de faire de la commande publique un levier de transformation de l’État, au service du développement, de la justice sociale et de la confiance citoyenne.