À l’initiative du Premier ministre, une rencontre d’échanges avec les acteurs du secteur privé s’est tenue à la Primature autour du plan de redressement économique et social, le 20 aout 2025. L’événement a marqué le lancement d’un dialogue permanent entre le gouvernement et les opérateurs économiques.
Saluant la volonté affichée par le chef du gouvernement de bâtir un secteur privé fort, les représentants d’entreprises ont annoncé la création prochaine du Haut Conseil du secteur privé national. Cette nouvelle instance se veut un cadre unitaire et fédérateur, destiné à mettre fin aux pratiques d’affairisme d’État et à renforcer la contribution du secteur privé au développement. « Notre ambition est d’accompagner le gouvernement avec objectivité, sans rien attendre de l’État. Nous voulons être force de proposition et de critique constructive », déclaré Pierre Goudiaby ATEPA, Président du Club des Investisseurs du Sénégal (CIS)
De son côté, le Premier ministre a rappelé que le plan de redressement ne se limite pas à l’assainissement des finances publiques, mais vise à dégager des marges budgétaires réinjectées dans l’investissement et la commande publique. Il a insisté sur la nécessité de bâtir une bourgeoisie industrielle solide, condition essentielle selon lui pour le développement du pays.
Cette première rencontre, qui a réuni seize organisations et près d’une centaine de participants, a jeté les bases d’un partenariat renouvelé entre l’État et les acteurs privés. Des ateliers techniques viendront approfondir les questions restées en suspens.
Prononçant le discours d’ouverture lors de cette première rencontre de haut niveau entre le gouvernement et les organisations patronales, M. Adama LAM, Président de la Confédération des Employeurs du Sénégal (CNES) a rappelé que le secteur privé demeure « le moteur du développement » et a réaffirmé l’engagement à accompagner le gouvernement dans la relance de l’investissement et la création d’emplois, en particulier pour les jeunes. Parmi les priorités exprimées figurent un dialogue public-privé permanent et mieux structuré, une plus grande implication des entreprises nationales dans la mise en œuvre des projets publics et dans la diplomatie économique, la protection des PME/PMI face à la concurrence internationale, la réforme des principaux codes (investissements, impôts, douanes, foncier), le règlement de la dette intérieure qui pèse sur la trésorerie des entreprises locales.
Les organisations patronales ont également appelé à un meilleur accès au foncier, à une équité fiscale accrue et à une priorisation des entreprises nationales dans la commande publique. Elles se disent prêtes à participer activement aux projets de privatisation et de gestion des actifs de l’État.
Source : RTS1 Crédit photo : www.senego.com