C’était lors d’une réunion de mise à niveau tenue le 16 septembre pour les 33 autorités contractantes (AC) enrôlées dans la phase pilote de la dématérialisation des procédures de passation de la commande publique. Réunies autour du Directeur général, le Dr Moustapha DJITTÉ, les AC sélectionnées pour la phase pilote ont bénéficié d’une session d’appropriation technique et organisationnelle, en prélude au lancement imminent de la plateforme dédiée.
Durant la rencontre qui s’est tenue à l’IRCOP, centre de formation de l’organe de régulation, le Directeur de la statistique et de la documentation, M. Ousseynou SOW, a présenté en détail le dispositif de la phase test qui s’étendra d’octobre à décembre 2025. L’expérimentation couvrira l’ensemble de la chaîne, de la planification à l’ouverture automatisée et sécurisée des plis, avec l’objectif pour chaque AC de réaliser au moins une procédure complète sur la plateforme.

Dans son allocution, Dr DJITTE a planté le décor de la réforme, estimant que « la dématérialisation constitue une réforme stratégique pour moderniser la commande publique, renforcer la transparence, accélérer l’exécution des projets publics et lutter efficacement contre la corruption ».
Le Directeur général a également mis en avant les bénéfices économiques attendus : « Partout dans le monde, les plateformes de dématérialisation ont permis aux États de réaliser en moyenne 10 % d’économies. Pour le Sénégal, avec une commande publique estimée à 3 000 milliards FCFA, cela représenterait environ 300 milliards d’économies », a-t-il précisé.

Il a par ailleurs rassuré sur les efforts techniques et organisationnels engagés pour garantir la fiabilité et la sécurité de la plateforme, notamment sur l’hébergement et la protection des données stratégiques de l’État.
Pour les 33 AC enrôlées, cette phase pilote fait figure de test grandeur nature. Elle doit permettre d’identifier les éventuels dysfonctionnements techniques, organisationnels et réglementaires afin de corriger les insuffisances avant la généralisation prévue dès janvier 2026.

Au terme des quatre mois de test, un bilan exhaustif sera établi. Les indicateurs porteront notamment sur les délais de traitement, le taux de conformité légale, l’adhésion des utilisateurs et les économies générées. Les retours d’expérience serviront de levier pour affiner la plateforme et préparer sa généralisation à l’ensemble des autorités contractantes.

