VIABILITE DES INITIATIVES PPP :ARCOP et PUMA prônent l’actualisation des études et le renforcement de la coordination

Le Directeur général de l’ARCOP, Dr Moustapha DJITTE, a reçu le 4 juin 2026 une délégation du Programme d’Urgence et de Modernisation des Axes et Territoires Frontaliers (PUMA), conduite par sa Coordonnatrice, Dr Ndeye Marième SAMB. À cette occasion, les équipes du PUMA ont présenté quatre projets majeurs portant sur la mise en place d’une plateforme agroalimentaire à Kidira, d’une plateforme agroalimentaire dans l’Île à Morphil, l’amélioration de l’accès à l’éducation dans les zones frontalières ainsi que le renforcement des soins de santé de base. Hérités d’une phase antérieure, ces projets font actuellement l’objet d’une réflexion visant à apprécier leur pertinence au regard des nouvelles orientations stratégiques de l’État et des contraintes de financement auxquelles le programme est confronté. Au cours des échanges, le Directeur général de l’ARCOP a rappelé les principes fondamentaux qui encadrent la structuration des projets en partenariat public-privé (PPP), notamment la nécessité de veiller à la cohérence de l’action publique, à la complémentarité des interventions des différentes administrations et à l’optimisation des ressources publiques.

Dr Moustapha DJITTE a notamment attiré l’attention sur l’importance de vérifier l’existence d’initiatives similaires portées par d’autres structures publiques avant toute poursuite des projets envisagés. Concernant les plateformes agroalimentaires, il a souligné la nécessité d’une articulation avec les projets d’agropoles déjà développés ou en cours de préparation dans plusieurs zones du pays afin d’éviter les duplications et de favoriser les synergies institutionnelles. S’agissant du projet relatif à l’accès à l’éducation dans les zones frontalières, le Directeur général a insisté sur la nécessité d’une coordination étroite avec les ministères sectoriels compétents, particulièrement lorsque les projets envisagés dépassent la seule réalisation d’infrastructures pour intégrer des dimensions d’exploitation ou de gestion relevant d’autres autorités publiques. Il a rappelé que le cadre juridique des PPP prévoit des mécanismes d’association entre autorités compétentes permettant de mutualiser les responsabilités lorsque plusieurs administrations interviennent dans un même projet.

Les échanges ont également porté sur les enjeux liés à la viabilité financière des projets, notamment dans les zones frontalières confrontées à des défis sécuritaires susceptibles d’influencer l’intérêt des investisseurs privés. À cet effet, l’ARCOP a recommandé l’actualisation des études existantes afin de prendre en compte l’évolution du contexte économique, institutionnel et sécuritaire.

À l’issue de la rencontre, les deux parties ont convenu de poursuivre les travaux techniques afin d’examiner les différentes options de structuration des projets et d’identifier les mécanismes d’accompagnement les plus adaptés. Un comité technique sera mis en place pour approfondir les analyses et définir les modalités de collaboration entre les équipes du PUMA et celles de l’ARCOP.

Cette séance de travail a également permis au Directeur général de rappeler le rôle de l’ARCOP dans la régulation de la commande publique et l’accompagnement des autorités contractantes dans la mise en œuvre de projets conformes aux exigences de bonne gouvernance.

La Coordonnatrice, Dr Ndeye Marième SAMB, a salué l’accompagnement apporté par l’ARCOP à travers les actions de renforcement des capacités et d’assistance technique. Elle a souligné que les évolutions du contexte national ainsi que les nouvelles orientations de l’État appellent à une réévaluation des projets et à une diversification des sources de financement. Elle a également rappelé que les projets présentés avaient été élaborés antérieurement mais nécessitent aujourd’hui une actualisation afin de tenir compte des réformes institutionnelles et des nouveaux enjeux de gouvernance. Réaffirmant l’engagement du PUMA en faveur de la transparence, de l’efficience et de la bonne gouvernance, elle a exprimé sa volonté de poursuivre la collaboration avec l’ARCOP afin d’améliorer les procédures, renforcer les capacités d’intervention du programme et assurer la mise en œuvre de projets structurants.