HABITAT SOCIAL ACCESSIBLE AU SÉNÉGAL _ Le DG de l’ARCOP évoque des mécanismes innovants : la plateforme d’intermédiation et PPP philanthrope

HABITAT SOCIAL ACCESSIBLE AU SÉNÉGAL _ Le DG de l’ARCOP évoque des mécanismes innovants : la plateforme d’intermédiation et PPP philanthrope

Le Dr Moustapha DJITTE en a fait était en recevant une délégation de la SH HLM conduite par son Directeur général. Selon le DG de l’ARCOP « la mise en place d’une plateforme d’intermédiation prend tout son sens dans le rôle que joue la SN-HLM au sein de l’écosystème de l’habitat social. En effet, elle (SN-HLM) agit presque comme un régulateur. Et qui dit régulation, dit présence de plusieurs acteurs. L’enjeu aujourd’hui est donc de mobiliser ces acteurs autour d’un objectif commun: la réalisation de logements sociaux accessibles ». Moustapha DJITTE plante le décor : » Le Sénégal est d’ailleurs l’un des rares pays d’Afrique subsaharienne à compter environ quatre ou cinq cimenteries, ce qui constitue un atout majeur pour le secteur de l’habitat social. De nombreuses entreprises évoluent également dans la production de fer et d’autres matériaux de construction. Il est donc essentiel que la SN – HLM développe des synergies permettant de fédérer ces acteurs afin de faciliter la réalisation des projets. C’est le premier aspect de cette plateforme d’intermédiation ».

Pour le second aspect, DJITTE dira qu’il concerne l’intégration des petites et moyennes entreprises spécialisées dans des domaines comme l’électricité ou la plomberie. L’enjeu, selon lui, « est de les regrouper autour des projets d’habitat social afin de favoriser la collaboration et la complémentarité, en adéquation avec les objectifs de la SN-HLM, estimant que cet effort de mise en réseau est crucial.

Un autre point fondamental évoqué par le DG et qui dépasse même les objectifs de la SN-HLM selon son propos, c’est celui des partenariats public-privé (PPP) à vocation philanthropique. Il explique : « Lorsqu’un secteur repose en partie sur des valeurs humanitaires et intègre des initiatives de responsabilité sociétale des entreprises (RSE), il est pertinent d’explorer comment capter ces ressources issues de la RSE pour les orienter vers l’habitat social. Ces PPP philanthropiques consistent ainsi à mobiliser ces fonds pour des projets à fort impact social. De nombreuses entreprises, soucieuses d’investir dans des initiatives à vocation sociale, pourraient être intéressées par ce type de collaboration. Il s’agit alors de structurer un mécanisme efficace permettant de collecter ces ressources et de maximiser leur impact ».

Il appelle à se « pencher sur la manière de formaliser rapidement ces PPP philanthropiques », citant des exemples concrets « comme des footballeurs ayant manifesté leur volonté de financer des projets de logements sociaux. Un autre cas inspirant est celui de Touba, où la diaspora Mouride s’est mobilisée pour financer des logements destinés aux populations sinistrées. Grâce à cette solidarité, 150 millions de FCFA ont été collectés depuis les États-Unis. Cela démontre qu’il existe des opportunités réelles de financement, qu’il suffirait de canaliser efficacement pour favoriser l’accès à un logement digne, en particulier pour les jeunes Sénégalais ». DJITTE est convaincue de la pertinence de telles initiatives doivent, à son avis, être encouragées et mieux organisées.