La cérémonie de remise des attestations à la quatrième promotion des jeunes assistants en passation de marchés publics, organisée à l’IRCOP, a été l’occasion pour le Directeur général de l’ARCOP, Dr Moustapha DJITTÉ, de dresser un bilan stratégique du programme et d’esquisser de nouvelles perspectives.

Avec 246 récipiendaires, cette promotion enregistre un taux record et confirme la montée en puissance d’un dispositif conçu pour répondre à un besoin précis. Il s’agit de combler le décalage entre formation académique et insertion professionnelle.

Revenant sur la genèse du programme, le Directeur général a rappelé que l’initiative est née d’un constat lucide. Si le système national forme efficacement des cadres pour collecter les ressources publiques et exécuter la dépense, il existait un déficit en matière de formation spécialisée des acteurs chargés de conduire les procédures de passation des marchés publics. « Entre la mobilisation des ressources et l’exécution de la dépense, il y a des procédures à sécuriser », a-t-il souligné, insistant sur le rôle stratégique de la commande publique dans l’optimisation des ressources et la réalisation des infrastructures essentielles.

Le programme des assistants vise ainsi à professionnaliser un maillon déterminant de la chaîne de la dépense publique, tout en offrant aux jeunes diplômés de réelles perspectives d’insertion dans un secteur à forte demande de compétences.

Le Dr DJITTÉ a également ouvert une réflexion institutionnelle sur le rôle futur de l’ARCOP. Face à la multiplication des offres de formation en commande publique, l’institution pourrait évoluer vers une fonction de régulation des standards de formation, afin de garantir la qualité et la cohérence des compétences mises sur le marché.
Cette orientation, a-t-il laissé entendre, s’inscrirait dans la mission fondamentale de l’ARCOP : assurer la transparence, la performance et la crédibilité de la commande publique à travers des procédures maîtrisées et des acteurs qualifiés.
