Face aux défis croissants liés au financement des infrastructures publiques et à la nécessité d’accélérer la transition écologique, le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique (METE) mise désormais sur une meilleure maîtrise des partenariats public-privé (PPP). C’est dans cette dynamique qu’un atelier de formation destiné au top management du département et aux principaux acteurs impliqués dans l’exécution des projets publics s’est tenu du 17 au 18 mai 2026.
Organisée avec l’accompagnement de l’ARCOP, cette session de renforcement de capacités avait pour objectif de permettre aux responsables du ministère de mieux appréhender les procédures de passation, de structuration et de suivi des projets réalisés en mode PPP.
Dans un contexte marqué par la rareté des ressources publiques et l’augmentation des besoins en infrastructures durables, les PPP apparaissent de plus en plus comme un levier stratégique pour mobiliser des financements innovants et renforcer l’efficacité de l’action publique.
Durant un jour et demi, les participants ont échangé autour des mécanismes de financement, du cadre juridique et institutionnel des PPP, ainsi que des procédures de passation et d’exécution des contrats. Les travaux ont également porté sur la structuration des projets, la gestion des risques, le suivi contractuel et le règlement des contentieux.
Les formateurs ont particulièrement insisté sur la nécessité pour les autorités contractantes de bien comprendre les mécanismes des PPP afin de sécuriser les investissements publics et d’optimiser la dépense publique. Les échanges ont permis de clarifier la distinction entre marchés publics classiques et contrats de partenariat public-privé, souvent confondus dans la pratique administrative.
L’atelier a aussi été marqué par des discussions approfondies autour des projets envisagés par le ministère, notamment ceux portés par la Direction des Parcs nationaux. Les participants ont pu bénéficier d’illustrations concrètes sur les modèles de financement, la création de sociétés de projet, ainsi que les mécanismes de mobilisation de ressources auprès des partenaires financiers.
Le cadre réglementaire sénégalais des PPP a occupé une place importante dans les échanges. Les intervenants sont revenus sur la réforme introduite par la loi n°2021-23 du 2 mars 2021 et ses textes d’application, qui consacrent un dispositif de gouvernance renforcé autour des organes de régulation, de contrôle et d’assistance technique.
À cette occasion, le rôle stratégique de l’ARCOP dans l’accompagnement des autorités contractantes a été largement salué. Les participants ont notamment apprécié les orientations fournies sur les procédures de préparation, d’autorisation et de passation des projets PPP.
À l’issue des travaux, le Directeur de Cabinet a exprimé sa satisfaction quant à la qualité des échanges et à la pertinence des thématiques abordées. Le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique a, pour sa part, félicité les intervenants et adressé ses remerciements au Directeur général de l’ARCOP pour son engagement constant dans l’accompagnement des structures publiques porteuses de projets.
Le ministre a également plaidé pour la poursuite des sessions de renforcement de capacités sur des thématiques plus spécialisées liées aux PPP, afin de permettre au département de disposer d’une expertise solide dans la préparation et la conduite des projets structurants.