Prenant la parole à l’occasion de la cérémonie de remise des attestations à la 4e promotion des assistants en passation des marchés publics, M. Lamine SAMB, Directeur de la formation et de l’appui technique (DFAT) de l’ARCOP, a rappelé le sens profond de la formation dispensée par l’institution. Selon lui, la formation à l’ARCOP est avant tout un processus de professionnalisation structuré autour de la planification. « Réussir, dans la vie comme dans l’Administration, suppose une planification rigoureuse », a-t-il expliqué. La planification constitue une réflexion exigeante, dense, mais indispensable pour faciliter l’opérationnalisation des actions publiques. C’est à ce niveau qu’interviennent les mécanismes techniques et procéduraux propres à la commande publique.
Il a souligné que le programme de formation des assistants est un dispositif pluri acteurs, mobilisant l’ensemble des directions de l’ARCOP ainsi que des partenaires extérieurs. Cette synergie interne et externe garantit la qualité et la cohérence des enseignements dispensés.

M. SAMB a tenu à rendre un hommage appuyé aux universités publiques sénégalaises, rappelant que la grande majorité des cadres du pays sont issus de l’enseignement public. Il a cité notamment l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar, l’Université Gaston BERGER de Saint-Louis, l’Université de Thiès et l’Université Alioune DIOP de Bambey, qu’il considère comme des piliers structurants de l’avenir du Sénégal en matière de compétences et de professionnalisation.
Tout en reconnaissant le rôle croissant des universités privées, il a lancé un appel à un sursaut de l’enseignement supérieur public afin qu’il demeure le socle central de la formation des élites administratives.

S’agissant du profil des récipiendaires, il a précisé que le niveau minimum requis était la Licence 3. Toutefois, la promotion à l’honneur, forte de 246 assistants, se distingue par un niveau académique particulièrement élevé : environ 75 % des bénéficiaires sont inscrits en Master 1 ou Master 2, certains ayant déjà validé leur cycle de Master 2, et plusieurs étant doctorants. « C’est une véritable crème intellectuelle », a-t-il affirmé, insistant sur la responsabilité collective d’accompagner ces jeunes talents.
Il a rappelé que la formation ne constitue pas une finalité, mais un point de départ. Se définissant davantage comme « l’avocat » des assistants que comme leur enseignant, il a élargi la perspective : au-delà des 246 récipiendaires de cette année, ce sont désormais plus de 660 jeunes qui ont été formés depuis le lancement du programme.
S’adressant au Directeur général de l’ARCOP le Dr Moustapha DJITTE, M. SAMB a plaidé pour un accompagnement durable de ces assistants, invoquant la responsabilité du « bon père de famille », principe bien connu des juristes, afin que ces jeunes professionnels puissent pleinement s’insérer et contribuer efficacement à la modernisation de la commande publique.