DÉVELOPPEMENT DURABLE ET SECTEUR PRIVÉ : L’ARCOP et l’Union européenne sur la même longueur d’onde

DÉVELOPPEMENT DURABLE ET SECTEUR PRIVÉ : L’ARCOP et l’Union européenne sur la même longueur d’onde

En l’absence de l’ambassadeur de l’Union européenne en déplacement, le Directeur général de l’ARCOP, le Dr Moustapha DJITTÉ, a rencontré les membres de l’équipe « Gouvernance et Stabilité » de la Délégation de l’Union européenne, accompagnée du représentant de la société civile au sein du Conseil de régulation de l’ARCOP, M. Moundiaye CISSE, du Directeur de la réglementation et des affaires juridiques, le Dr Baye Samba DIOP et du Coordonnateur des partenariats, M. Serigne Adama BOYE.  La rencontre a permis de présenter la feuille de route du DG et d’échanger sur les axes de coopération future.

Dans son exposé, le chef de l’équipe européenne, M. Amaury HOSTE, a posé le cadre général de l’action de l’UE au Sénégal, rappelant que les interventions se font sur des enveloppes multi annuelles, ici la période 2021-2027. « Nous sommes aujourd’hui dans une phase charnière : la plupart de nos financements bilatéraux sont engagés ou en cours d’engagement, et nous commençons déjà à réfléchir à la tranche suivante, 2028-2034 », a-t-il précisé.

L’UE a confirmé que sa stratégie actuelle, Global Gateway, marque un tournant dans son approche du développement. « Nous voulons mettre le secteur privé au cœur de nos actions. Ce n’est pas aux partenaires ou au gouvernement de créer tous les emplois nécessaires aux jeunes. Il faut renforcer l’écosystème des entreprises privées, stimuler la création de richesse et, par conséquent, générer des emplois », a expliqué M. HOSTE. Cette approche se traduit par une coordination renforcée entre tous les États membres de l’UE dès la conception des projets et par un alignement sur les priorités nationales et les objectifs Sénégal 2050.

Plusieurs secteurs prioritaires ont été identifiés : souveraineté alimentaire et énergétique, avec un accent sur les énergies renouvelables ; souveraineté pharmaceutique, incluant la création de pôles industriels pour vaccins et médicaments ; formation professionnelle, avec une dimension transversale liée à la durabilité, la jeunesse et le genre ; eau, assainissement et mobilité urbaine, avec des projets concrets comme le pont de Rosso.

L’UE a également souligné son intérêt pour le numérique, en vue de soutenir les services administratifs et l’accès des citoyens à l’e-gouvernement. Selon le représentant européen, « nos derniers financements pourraient être mobilisés pour des initiatives digitales visant le ‘last mile’, afin de rapprocher l’Administration du citoyen ».

Sur le court terme, des instruments ponctuels d’assistance technique, comme TAIEX (Technical Assistance and Information Exchange) ou les facilités du Global Gateway, peuvent soutenir des actions spécifiques, notamment l’amélioration du climat des affaires et le renforcement du secteur privé. Par ailleurs, un programme régional dédié à la lutte contre le blanchiment d’argent et la traçabilité des flux financiers, pourrait offrir de nouvelles opportunités de coopération.

Le Dr DJITTÉ, pour sa part, a présenté les priorités de l’ARCOP, notamment l’amélioration de la transparence et de la gouvernance des finances publiques et le renforcement des partenariats public-privé. Les échanges ont permis d’identifier des pistes de collaboration entre l’ARCOP et l’UE, en particulier autour du développement du secteur privé et des projets numériques.

La réunion s’inscrit dans un contexte de réorientation stratégique de l’UE au Sénégal, privilégiant un soutien ciblé sur des secteurs à fort impact économique et social, tout en renforçant la coordination européenne et l’accompagnement du gouvernement dans la mise en œuvre de ses réformes.

Alignement sur le secteur privé et le numérique  
Possibilité d’appui via des instruments techniques  
Intérêt pour la transparence et la gouvernance  
Inscription dans une programmation pluriannuelle