SÉCURISATION DES PROCÉDURES : L’ARCOP renforce les capacités des Contrôleurs d’État

SÉCURISATION DES PROCÉDURES : L’ARCOP renforce les capacités des Contrôleurs d’État

Le renforcement des compétences des acteurs de la commande publique constitue l’un des leviers essentiels d’une gouvernance efficace des ressources publiques. Consciente de cet enjeu, l’ARCOP poursuit sa mission d’accompagnement des administrations, des autorités contractantes et de l’ensemble des parties prenantes du système national de la commande publique à travers un programme continu de formation, de sensibilisation et d’assistance technique.

C’est dans cette dynamique que l’organe de régulation a organisé, à la demande du Coordonnateur du Contrôle financier, une session de formation destinée aux Contrôleurs d’État. Les travaux ont porté sur les principales dispositions du Code des marchés publics ainsi que sur la plateforme APPEL (Achats Publics par Procédures Électroniques), nouvel outil de dématérialisation des procédures de passation des marchés. Les deux institutions veulent ainsi promouvoir, à travers cette formation, une culture de conformité, de transparence et de performance dans la gestion de la commande publique.

Les Contrôleurs d’État, un maillon essentiel de la chaîne de contrôle

Ouvrant les travaux, le Coordonnateur du Contrôle financier, M. Cheikh Tidiane DIOP, a rappelé que les Contrôleurs d’État occupent une place stratégique dans le dispositif de gouvernance des organismes publics et parapublics. Présents au sein des conseils d’administration et membres des commissions des marchés, ils participent directement au contrôle de la régularité des procédures et veillent au respect du cadre légal et réglementaire. Selon lui, cette responsabilité exige une parfaite connaissance des règles applicables. « Nous ne pouvons exercer efficacement nos responsabilités sans une solide maîtrise du Code des marchés publics. Cette formation constitue une première étape d’un processus de renforcement des capacités qui devra se poursuivre ».

Le Coordonnateur du Contrôle financier a salué la réactivité de l’ARCOP, qui a répondu favorablement à cette demande de formation dans un délai particulièrement court, preuve, selon lui, de son professionnalisme et de sa disponibilité. Il a également souligné que les missions du Contrôle financier dépassent largement le visa des actes administratifs. Elles englobent notamment la supervision des établissements publics et des collectivités territoriales, des secteurs où la maîtrise des règles de la commande publique demeure indispensable. « Les difficultés observées sur le terrain trouvent souvent leur origine dans une méconnaissance des textes. Former les acteurs reste le meilleur moyen de prévenir les irrégularités et de renforcer la qualité de la gestion publique », a-t-il insisté.

Dans cette perspective, il a assuré l’ARCOP de la disponibilité du Contrôle financier à servir de relais auprès des organismes du secteur parapublic afin d’élargir les actions de renforcement des capacités.

L’ARCOP réaffirme sa mission d’accompagnement des acteurs de la commande publique

Prenant la parole à son tour, le Directeur général de l’ARCOP, Dr Moustapha DJITTÉ, a rappelé que la formation constitue l’une des missions fondamentales de l’institution. Au-delà de son rôle de régulation, l’ARCOP accompagne en permanence les différents acteurs du système afin de favoriser une application harmonisée du Code des marchés publics et d’améliorer la qualité des procédures. Le DG de l’ARCOP a qualifié cette session de « stratégique », compte tenu de la place qu’occupent les Contrôleurs d’État dans les organes de gouvernance et de passation des marchés. « Les Contrôleurs d’État interviennent à deux niveaux essentiels : dans les conseils d’administration, où ils participent aux décisions de gouvernance, et dans les commissions des marchés, où ils veillent au respect des procédures. Cette double responsabilité fait d’eux des acteurs déterminants de la sécurisation de la commande publique ».

Pour le Directeur général de l’ARCOP, des Contrôleurs d’État bien formés contribuent directement à prévenir les irrégularités, à limiter les risques de contentieux et à garantir une meilleure application des dispositions légales et réglementaires. Il a salué l’engagement du Coordonnateur du Contrôle financier en faveur du développement des compétences de ses collaborateurs, tout en exprimant la disponibilité de l’ARCOP à approfondir cette coopération. « Nous souhaitons inscrire cette collaboration dans la durée, à travers des programmes adaptés aux besoins du secteur parapublic, qu’il s’agisse de formations en présentiel, à distance ou d’un accompagnement technique ciblé », a-t-il indiqué.

La maîtrise des procédures, un facteur de performance de l’action publique

Les échanges ont également mis en évidence le lien étroit entre la maîtrise des procédures de passation des marchés publics et la performance de l’action publique.

Pour Dr Moustapha DJITTÉ, la commande publique ne se limite pas à un ensemble de règles administratives. Elle constitue un puissant levier de développement économique et de bonne gouvernance. « Les ressources mobilisées pour financer les marchés publics proviennent de l’effort des citoyens. Nous avons le devoir collectif d’en assurer une utilisation optimale grâce au strict respect des procédures ». Le Directeur général a rappelé que la bonne application des règles permet non seulement de sécuriser les dépenses publiques, mais également d’accélérer l’exécution des projets et d’améliorer les services rendus aux populations.

Dans cette optique, il a plaidé pour un renforcement des capacités non seulement des spécialistes de la commande publique, mais également des dirigeants et décideurs des organismes publics, afin que les décisions prises reposent sur une parfaite compréhension du cadre réglementaire.

Une formation résolument tournée vers la pratique

Les deux responsables ont insisté sur la nécessité d’adopter une approche pédagogique fondée sur les situations concrètes rencontrées par les participants. Les Contrôleurs d’État ont ainsi été invités à partager leurs expériences, les difficultés rencontrées dans les commissions des marchés ainsi que les questions soulevées lors de leurs missions de contrôle. Cette approche permettra d’apporter des réponses opérationnelles directement applicables sur le terrain et de prévenir les erreurs avant qu’elles ne donnent lieu à des contentieux. Le Directeur général de l’ARCOP a, à cet effet, salué l’expertise du formateur, M. Mansour DIOP, dont le parcours dans le domaine des marchés publics constitue un atout majeur pour la qualité des échanges.